L’Algérie a récemment voté une réforme du congé de maternité, faisant passer sa durée de 90 à 150 jours.
Il s’agit d’une avancée importante dans le combat pour l’égalité, dans un pays où, malgré certaines évolutions au cours des deux dernières décennies, la population active féminine ne représente encore que 22 à 23 %.
Cette mesure place désormais l’Algérie parmi les pays qui accordent le plus grand nombre de jours de congé de maternité aux femmes (voir tableau comparatif). C’est un signal positif envoyé à la fois aux travailleuses, aux familles et, plus largement, à la société dans son ensemble.
À quoi ça sert d’être la première puissance mondiale, comme les États-Unis, si l’on n’est même pas capable de garantir aux femmes un congé de maternité rémunéré ?
Comme le souligne toutefois Amel Hadjadj, militante féministe et fondatrice du Journal féministe algérien, cette réforme reste partielle et comporte plusieurs limites, notamment en ce qui concerne l’accès réel aux droits, leur perte possible en cas d’absence de quelques jours, ainsi que les inégalités structurelles persistantes.
Mais reconnaître ces limites n’empêche pas de le dire clairement :
cette réforme constitue un pas dans la bonne direction.
En cette fin d’année 2025, marquée pour beaucoup par des critiques légitimes de la gouvernance, des restrictions des libertés et des blocages politiques, il est aussi nécessaire de savoir reconnaître les avancées, même modestes, lorsqu’elles vont dans le sens de plus de justice sociale et d’égalité.
Parce que rien n’est jamais totalement figé.
Et parce que les luttes féministes, comme toutes les luttes sociales, avancent aussi par des conquêtes concrètes, arrachées pas à pas.
NB : le tableau comparatif est le résultat de recherches effectuées sur Internet. Il est fourni à titre indicatif, pour une lecture globale, et peut comporter certaines imprécisions